Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 13:17

Anne Lauvergeon a fait sensation récemment en dénonçant la dictature du « mâle blanc » au sein des entreprises françaises. Pour moi, c’est un déclic. Avec quinze ans de retard, enfin je mets des mots sur la raison exacte de mon empressement à fuir, sous le prétexte du contrat d’expatriation offert à Gaston, l’emploi de cadre que j’occupais dans un grand groupe industriel : la dictature du mâle blanc, précisément. Je prétendais bosser comme un homme, avec le même salaire et la même liberté de parole, tout en étant une femme à part entière. Deux bébés et un épisode de harcèlement moral plus tard, j’ai jeté l’éponge, même si sur le coup je n’ai pas laissé gagner mes harceleurs. Depuis, échaudée, je n’ai jamais repris de travail salarié, préférant mettre mes compétences au service du bénévolat. Où je découvre en ce moment même qu’on ne se trouve pas plus à l’abri de la fameuse dictature du mâle blanc…

Par Anne Delacharlerie - Publié dans : Journal - Communauté : melting pot
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