Cadeaux, cagnottes et compagnie...

Publié le par Anne Delacharlerie

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J'étais invitée, il y a peu, à participer à un cadeau collectif.

D'abord soulagée que des personnes de bonne volonté et pleines de bonnes idées s'y collent et m'épargnent d'avoir à me creuser la cervelle pour en trouver une originale, j'ai décidé finalement de ne pas m'associer à ce présent commun. Car la solution choisie était de remettre l'argent collecté directement à la personne concernée pour qu'elle s'achète le "cadeau" de son choix.

Je me suis mise à la place du héros de la fête. Et moi, ça ne m'aurait pas plu du tout qu'on me fasse ça !

Si encore il s'était agi d'un jeune en train de s'installer, d'une naissance, ou d'une participation à un projet de voyage ou d'achat d'un objet coûteux par l'intéressé, ou bien d'un don à une association...

Imaginons un jeune homme qui ferait sa demande en mariage, et qui au lieu de glisser une bague au doigt de son amoureuse, lui tendrait une carte cadeau pour qu'elle aille seule faire son choix chez le bijoutier du coin. Absurde, non ? 

On dit que dans un cadeau, c'est l'intention qui compte. Là, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y a PAS d'intention. Ou bien seulement celle de préserver les apparences : "il fallait bien te faire un cadeau, alors voilà, on ne s'est pas cassé la tête pour trouver ce qui t'aurait fait plaisir et on est allé au plus simple pour nous !"

Sympa... De vrais amis !

Dans des circonstances similaires, il y a quelques années, nous avions dit haut et fort, mon Gaston et moi, que nous ne voulions pas de cadeau. Nos amis n'ont pas tout à fait respecté notre décision : ils nous ont offert... une chanson ! J'en garde un magnifique souvenir, et les paroles encadrées et signées par les intéressés dans notre salon.

 

Publié dans Journal

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