Lundi 7 juin 2010
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/Juin
/2010
18:59
Cette fois, on est dans le vif du sujet. La routine sur Mars, c'est bel et bien derrière nous. Et quant à celle que nous allons recréer sur Saturne, je ne me risquerai pas à pronostiquer une date
!
Il y a :
- les cours de saturnien trois fois deux heures par semaine en tête à tête avec une Saturnienne caricaturale, dont je sors en ne sachant plus quelle langue je parle ;
- l'entreprise de déménagement qui nous demande pour les assurer, d'inventorier et de valoriser la totalité de nos effets à la petite cuillère près, exercice que nous menons à bien peu à peu,
tout en sachant que ladite liste et les chiffres qu'elle contient seront à double tranchant si un pépin survient ;
- nos minous nés martiens qui sont eux aussi du voyage vers Saturne et qu'il a fallu équiper d'une puce électronique (!?!)
- les états d'âme sur le mode conserver-donner-jeter à l'ouverture du moindre placard ;
etc. etc. j'en passe et des meilleures.
Ah, j'oubliais le principal : il y a aussi des moments de pur bonheur, comme ce repas d'adieu surprise concocté par une bande d'amis cachotiers qui ont fait chanter à leurs enfants Vive
Anne qui nous fait chanter sur l'air de Vive le vent.
Tout ceci pour dire que j'abandonne temporairement le blog, jusqu'à retrouver un peu de temps.
A bientôt donc, depuis Saturne sans doute.
Par Anne Delacharlerie
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Jeudi 6 mai 2010
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/Mai
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00:27
Ou comment la boîte tente par tous les moyens de vous montrer Saturne sous son meilleur jour. (Parfaitement
injuste, j’étais d’accord avant même d’y poser le pied.)
Petit tour par l’école terrienne où l’on retrouve tout ce qui fait le charme de notre système
scolaire.
La seule fois où on dînera au restau le plus chic de la planète aux frais de la boîte.
Par Anne Delacharlerie
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Lundi 5 avril 2010
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05
/04
/Avr
/2010
18:53
L’offre dont je parlais dans l'épisode 2 vient d’une autre branche de la boîte que celle à laquelle Gaston
appartient depuis toujours. Du coup sa branche d’origine s’est réveillée, et c’est la bagarre. Avec la possibilité de rester sur Mars, ça fait trois offres. Et dire qu’autour de nous certains
rentrent sur Terre sans affectation !
La première proposition nous plaît bien : boulot très intéressant pour Gaston, ville cosmopolite,
nouvelle langue à apprendre pour toute la famille, pas trop loin de Fils et Fille Aînés qui commencent leurs études supérieures… On aurait aimé accepter sans arrière-pensée, alors que là Gaston
est condamné à faire la tournée des grands chefs en espérant parvenir à les convaincre, sans se mettre personne à dos de préférence !
Nous partons tous les deux en voyage de reconnaissance dans quelques jours. Au programme, visite à la boîte,
rencontres avec les potentiels futurs chefs et collègues de Gaston. Visite à l’école terrienne pour moi, ainsi qu’au supermarché, enquête sur le logement et les transports, et d'une manière
générale sur la vie quotidienne .
Par Anne Delacharlerie
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Jeudi 1 avril 2010
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01
/04
/Avr
/2010
19:11
Nouvelle étape dans notre relocalisation : une succursale vient enfin de faire savoir à Gaston qu’elle
était intéressée par ses compétences. Et pas pour qu’il construise une nouvelle usine.
Pan sur le bec de la DRH martienne. (voir l'attente )
Je sens la frénésie qui couve : voyage de reconnaissance, devis de déménageurs… Je vais en prendre pour
un an d’ici à ce que toute la famille se stabilise au point d’arrivée !
Par Anne Delacharlerie
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Vendredi 19 mars 2010
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19
/03
/Mars
/2010
15:52
La nouvelle nous a été confirmée il y a plusieurs mois déjà : nous devrions quitter Mars dans les mois
qui viennent. Plus exactement, maintenant que la super usine marche sans l’aide de Gaston, on voudrait pouvoir retrancher le plus vite possible son salaire des frais généraux de la
filiale…
Les mois passent, et si nous sommes affichés comme partants de Mars, nous ne sommes donnés arrivants sur
nulle autre planète à ce jour ! Ce n’est certes pas la première fois que ça nous arrive, mais ce n’est pas exactement la période que je préfère. Surtout vu le nombre de jeunes personnes dont
il faudra désorganiser puis réorganiser la vie quotidienne dans quelques mois : plus nous aurons de temps pour nous préparer au décollage et à l’atterrissage, moins ce sera
violent.
Enfin, on l’espère. Parce que l’expérience montre qu’il n’y a pas de règle en la matière.
Une petite vacherie en passant pour les gens de la DRH martienne qui ont rempli la fiche de Gaston dans
le système informatique pour informer toutes les filiales qu’il était disponible. On n’avait même pas songé à lui demander à lui s’il voulait continuer à faire mumuse avec ses gros mécanos sur
une autre planète ou s'il aimerait passer à autre chose, ni à s’interroger sur les autres domaines où il pourrait se rendre utile.
Et dire que je croyais – il y a longtemps – que le boulot des DRH, c’était de faire fructifier le capital
humain des entreprises...
Par Anne Delacharlerie
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