Les larmes d'une Présidente

Publié le par Anne Delacharlerie

Hier, 2 avril, les Argentins célébraient le 26ème anniversaire de leur invasion des Malouines, invasion qui a été couronnée du succès que l’on sait. Comme quoi, dans l'Hexagone, nous ne détenons pas l'exclusivité de l’auto-flagellation.

Et dire qu’au moment où ils ont attaqué, Margaret Thatcher envisageait tout simplement de rendre les îles Malouines aux Argentins !

Enfin, pour en rajouter dans le genre surréaliste, cette attaque avait été décidée par la junte militaire à bout de souffle pour créer une diversion aux yeux de son peuple. Alors entendre la Présidente néo-péroniste, toute de noir vêtue,  réaffirmer la larme à l’œil et la main sur le coeur « nuestras islas Malvinas » ne manque pas de sel, du moins pour l’observatrice extérieure que je suis. D’autant plus que ladite attaque a été une boucherie pour des soldats argentins sous-équipés et mal nourris, envoyés à l’abattoir par des généraux acculés.

Dans le même temps, le pays n’en finit pas de sortir les fantômes des placards de la dicature et de juger les militaires responsables des 30 000 morts et disparus. Ainsi, il y a quelques jours rentrait en Argentine un ex-militaire extradé par l’Espagne, et une jeune femme retirée à la naissance à ses parents biologiques emprisonnés à l'ESMA vient de faire condamner le couple qui l'avait adoptée.
Ainsi va l'Argentine.

 

 

Publié dans Argentine

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