"Gémir n'est pas de mise, aux Marquises..." : on se vaccine!

Publié le par Anne Delacharlerie

Tout l'outre-mer français semble réticent à la vaccination. Cela a pour conséquence les drames que l'on connaît dans certains territoires. Mais aussi le maintien de la fermeture des frontières dans d'autres comme la Nouvelle-Calédonie.

Vus, d'une part les derniers développements en Australie et Nouvelle-Zélande voisines, que l'on copiait volontiers et qui sont en train de se faire déborder par l'épidémie, et d'autre part la situation dramatique en Polynésie dont les liens, y compris familiaux, avec le Caillou sont étroits, à Nouméa, on a bien conscience que le variant delta est comme une grenade dégoupillée dont on se demande non plus si, mais quand, elle atterrira au milieu de la population calédonienne. 

Tout l'outre-mer français réticent à la vaccination ?

Non !

Comme le village gaulois de Goscinny et Uderzo, un tout petit territoire, un chapelet d'îles perdues au milieu du Pacifique et peuplé d'à peine dix mille personnes, échappe à la règle. Il s'agit des îles Marquises, chères au coeur de Jacques Brel, qui ne m'en voudra pas j'espère d'avoir emprunté les derniers vers de sa célèbre chanson pour le titre de ce billet.

Je suis étonnée que l'on n'en parle pas davantage, ni que l'on ne cherche à analyser le phénomène. Les taux de vaccination semblent même atteindre des records à l'échelle de toute la République Française. 

J'ai posé la question du pourquoi à la rédaction de Polynésie la 1ère, où on évoque la possibilité que cette situation résulte de l'histoire particulière des Marquises, dont la population a failli disparaître à cause de la tuberculose et de la variole dans les années 1800 et 1900. 

Conclusion : pour les Marquisiens, vaccination = acte de survie ! 

CQFD

Autistiquement vôtre,

Aspie Rine

Publié dans Bonne nouvelle !

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