Dear Greta

Publié le par Anne Delacharlerie

Dear Greta,

I am 53 years old and I have Asperger’s syndrome just like you, except that I was diagnosed only two years ago. Maybe that was for the better after all, as autism in women tends to be a little less pejorative with time. This is to explain that I have a long experience in one of our specialties as asper-girls : what I call “Don-Quixotism”, which is most of the time not understood by the people around us. It is this very strong ability that you seem to have like me and many of us, to tackle issues bigger than oneself and not to be stopped by the fact it is huge and the probability that one can make a difference is minuscule. But you are the living proof that this very special ability can have big impact. One only has to try…

But as I could be your mother, I’d like to give you a piece of advice if you’d allow me. With time, life taught me a thing or two.

One of them is that, when one wants others to move on, positive pedagogy works best. Fear takes people nowhere. Just like parents who raise their children : ignoring bad behavior, praising and promoting good behavior and teaching by example.

Maybe instead of delivering what people feel are frightening apocalyptic lectures, it could be a good idea to talk about what works, about people who have found solutions, and those who have adopted a more planet-friendly life style.

You seem to be bright. As a mother I would like to encourage you to go back to school to study and become a climate scientist too, or an engineer so you can imagine solutions to the issues we have to tackle : global warming, water scarcity, plastic pollution…

I wish you all the best.

Chère Greta,

J’ai 53 ans et j’ai le syndrome d’Asperger tout comme toi, sauf que j’ai été diagnostiquée il y a seulement deux ans. C’était peut-être pour le mieux après tout, car l’autisme chez les femmes a tendance à être un peu moins péjoratif avec le temps. Ceci pour expliquer que j’ai une longue expérience dans l’une de nos spécialités en tant qu’ asper-girls : ce que j’appelle « don-quichotisme », qui est la plupart du temps incompréhensible pour les personnes qui nous entourent. C’est cette aptitude très forte que tu sembles avoir comme moi et comme beaucoup de nos semblables, à s’attaquer à des questions plus importantes que soi et à ne pas se laisser arrêter par le fait que c’est énorme et que la probabilité qu’on puisse faire une différence est minuscule. Mais tu es la preuve vivante que cette aptitude très particulière peut avoir un grand impact. Il suffit juste d’essayer…

Comme je pourrais être ta mère, j’aimerais te donner un conseil si tu me le permets. Avec le temps, la vie m’a appris une chose ou deux.

L’une d’elles est que, lorsqu’on veut que les autres évoluent, c’est la pédagogie positive qui fonctionne le mieux. La peur ne mène nulle part. Tout comme des parents qui élèvent leurs enfants : ignorer les mauvais comportements, féliciter et encourager les bons, et enseigner par l’exemple.

Peut-être qu’au lieu de proférer ce que les gens estiment être des propos apocalyptiques terrifiants, ce pourrait être une bonne idée de parler de ce qui fonctionne, des gens qui ont trouvé des solutions, et de ceux qui ont adopté un style de vie plus respectueux de la planète…?

Tu as l’air intelligente. En tant que mère, j’aimerais t’encourager à retourner à l’école pour étudier et devenir toi aussi climatologue, ou ingénieur afin que tu puisses imaginer des solutions aux problèmes auxquels nous devons faire face : réchauffement de la planète, pénurie d’eau, pollution par le plastique…

Je te souhaite bonne chance.

Publié dans Aspergirl and co, Journal

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