C'est électrique.

Publié le par Anne Delacharlerie

En cas de grande fatigue, j'ai la sensation que mon cerveau se met à grésiller comme une vieille radio, que l'intérieur de mon crâne n'est qu'étincelles en tous sens. Dans ces cas-là, les seuls remèdes sont le calme, mon lit, ma chambre, et beaucoup de temps et de patience. Si c'est le soir, même si j'ai la sensation de tomber de sommeil, hors de question de m'endormir avant plusieurs heures. (Gaston, lui, s'allonge à côté de moi, et il tombe immédiatement comme une masse, le veinard !) 

Il y a quelques temps, exposée malgré moi et de tout près à un feu d'artifice particulièrement puissant et prolongé, j'ai eu la très désagréable sensation que ces sortes d'arcs électriques atteignaient un paroxysme jamais éprouvé, comme si mon cerveau allait disjoncter et que j'allais convulser. Heureusement, ce n'est pas allé jusque-là.

Les scientifiques semblent d'accord sur ce point : il y a plus d'épileptiques parmi les autistes que parmi le reste de la population, à moins que ce ne soit l'inverse. Il y aurait donc un lien entre les deux.

On se représente souvent l'épilepsie sous la forme du" grand mal", ces crises convulsives spectaculaires. Mais elle peut revêtir bien d'autres formes, jusqu'à être presque imperceptible par l'entourage. 

Je me souviens de pertes de connaissance bizarres survenues pendant mon adolescence. D'un seul coup, je tombais à terre comme une poupée de chiffons. Certaines seraient explicables par des causes extérieures : faim, chaleur, fatigue... Mais pas toutes. La question de l'épilepsie restera sans doute à jamais sans réponse pour moi.

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