Syndrome.de.Stockholm@MeToo (suite)

Publié le par Anne Delacharlerie

Et cette mode de l’épilation intégrale du maillot, comme on dit pudiquement, dont il semble que de très jeunes femmes soient victimes ?

On me rétorquera que les hommes aussi s’y soumettent. Je serais quand même curieuse de savoir en quelles proportions… (Un homme épilé pour 10 femmes ? Moins ?)

Dictature du porno jusque dans les chambres d’étudiants, où les jeunes filles lambda se sentent obligées de se conformer à ces images crues qui malheureusement font trop souvent office de cours d’éducation sexuelle. A moins que la pression ne vienne de leur amoureux ? 

En tout cas, ce sont les enfants pré-pubères qui n’ont pas de pilosité à cet endroit. Vouloir que sa petite amie ressemble à une petite fille lorsqu’elle est toute nue, relève, je trouve, de pulsions troubles. Et s’y soumettre, c’est encore une fois, se laisser manipuler, par un homme seul, ou par la mode, c'est à dire la société dans son ensemble. Alors si vous vous dites féministes, mesdames,  réfléchissez-y à deux fois avant de vous épiler à cet endroit, et gardez vos poils !

(Et qu’on ne me dise pas que c’est par hygiène qu’il faut s’épiler, car c’est précisément une fonction importante des poils que de protéger les endroits où ils poussent !)

Car avec cette question de l’épilation, surgit une problématique plus vaste : celle de l’acceptation du corps des femmes, tel qu’il est. De la vedette médiatique qui proclame qu’elle se maquille le vagin, à la jeune fille qui essuie des réflexions de ses camarades de lycée parce que ses seins « pointent » sous le T-shirt, en passant par ces marques de protections périodiques qui laissent entendre que le sang menstruel sent mauvais, le chantier est titanesque. 

(A suivre)

Autistiquement vôtre,

Aspie Rine
 

 

Publié dans Journal

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :