Jeudi 12 janvier 2012
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Dans une première partie, Sœur Marie-Paul raconte son parcours, et comment missionnaire en Amérique du Sud, confrontée à la misère affective et sexuelle des
populations locales comme l’inceste, les viols conjugaux et les grossesses non désirées, elle a décidé de se former en sexologie pour leur venir en aide.
Dans une seconde partie, elle aborde exemples à l’appui, une série de thèmes de la vie affective et sexuelle, par exemple l’imprégnation pornographique dont nous
sommes tous victimes et les dégâts qu’elle cause.
Mais c’est dans la troisième partie que se trouve la véritable bombe. Elle y aborde la question sensible de l’Eglise et de la sexualité. On aurait pu s’attendre à un plaidoyer classique pour ou contre le mariage des prêtres, la chasteté avant le mariage ou encore la contraception, ou bien un couplet sur la
pédophilie de certains prêtres. Or Sœur Ross expose au grand jour la sexualité active, perverse et sordide d’une partie du clergé catholique, qu’elle a découverte soit au cours de son parcours de
consacrée, soit en traitant certaines de leurs victimes (des adultes). Aucun auteur de fiction, aucun cinéaste, même le plus tordu ou mal intentionné vis-à-vis de l’Eglise catholique, n’aurait,
il me semble, pu imaginer pareille perversité à semblable échelle. Je suis restée sidérée et animée par un violent sentiment de dégoût et de trahison. Et je ne m’explique le silence sur ce livre
de la hiérarchie catholique justement, que par l’authenticité des propos de la religieuse.
J’en suis assommée.
Par Anne Delacharlerie
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Publié dans : Catholiquement incorrect
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Lundi 9 janvier 2012
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Décidément, je trouve que notre Pape a le don de rater le coche. Qu’a-t-on retenu de son message urbi et orbi et de son homélie du soir de Noël ?
Une charge de plus contre le matérialisme et l’arrogance intellectuelle de l’occident.
Pourtant, voilà une fête à l’occasion de laquelle une majorité de nos contemporains se met en quatre pour ses proches : repas, cadeaux, réunions de famille… rien n’est trop beau.
Il circule là tant d’amour et de besoin d’amour !
Et Jésus n’y serait pas ?
Par Anne Delacharlerie
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Jeudi 1 décembre 2011
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13:02
C’est une dépêche de l’AFP, reprise par divers média dont France Info dimanche 20 novembre, qui est à l’origine de
mes « ennuis ». J’avais sursauté. Sa source : l’exhortation apostolique Africae Munus de Benoît XVI au Bénin.
J’ai retrouvé les termes exacts du texte papal :
§167. L’Église qui chemine en Afrique est appelée à contribuer à la nouvelle
évangélisation également dans les pays sécularisés, d’où provenaient auparavant de nombreux missionnaires et qui aujourd’hui manquent malheureusement de vocations sacerdotales et à la vie
consacrée. Entre-temps, un grand nombre d’Africains et d’Africaines ont accueilli l’invitation du Maître de la moisson (cf. Mt 9, 37-38) à
travailler à sa vigne (cf. Mt 20, 1-16). Sans diminuer l’élan missionnaire ad gentes dans les
différents pays, et même sur le continent tout entier, les Évêques d’Afrique doivent accueillir avec générosité l’invitation de leurs confrères des pays qui manquent de vocations, et venir en
aide aux fidèles privés de prêtres. Cette collaboration, qui doit être réglementée par des accords entre l’Église qui envoie et celle qui reçoit, devient un signe concret de fécondité de la
mission ad gentes. Bénie par le Seigneur, Bon Pasteur (cf. Jn 10, 11-18), elle soutient ainsi
de façon précieuse la nouvelle évangélisation dans les pays d’ancienne tradition chrétienne. (source :
http://www.vatican.va)
Rien de nouveau sous le soleil : on manque de prêtres dans les pays ‘sécularisés’ mais on évite toujours soigneusement
de se demander pourquoi le modèle ne fonctionne plus. On préfère le cataplasme sur une jambe de bois.
C’est pour cela que je ne peux pas prier pour que se lèvent des prêtres, des saints prêtres, c’est-à-dire pour la perpétuation du modèle dans lequel je ne crois plus, ni moi, ni beaucoup d'autres.
Ce n’est pas refuser de prier pour les prêtres actuels.
Ce n’est pas non plus se plaindre d’eux.
Par Anne Delacharlerie
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Mercredi 30 novembre 2011
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Vous êtes
le sel de la Terre dit l’Evangile. Dans
son sermon, notre curé nous invitait à donner du goût à la vie de notre prochain, en évitant l’amertume.
Moi je revendique un peu d’acidité. Ce blog par
exemple.
L’acide, ça décape. Les autres. Et moi.
Par Anne Delacharlerie
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Mardi 29 novembre 2011
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C’était l’autre soir. Je ne voulais pas prendre la parole, Gaston l’a prise et me l’a passée avant que je ne puisse me
défiler. Je croyais pouvoir en confiance déballer mes idées de croyante non-catholiquement correcte dans ce groupe. Raté !
J’ai eu droit en réponse à un sermon qui a tenté (en vain !!) de me démontrer à quel point je n’avais rien compris.
Dire que je suis tombée de haut est un euphémisme.
Retournerai-je dans ce groupe ? A voir…
En tout cas l’histoire a eu le mérite de me bousculer suffisamment pour que j’ouvre dans ce blog une catégorie d’articles
cathos, car je ne me sens vraiment à ma place sur cette terre que quand je chante et quand j’écris.
Les voies du Seigneur sont décidément impénétrables… Avec lui, on ne s'ennuie jamais !
Par Anne Delacharlerie
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Publié dans : Catholiquement incorrect
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Vendredi 18 novembre 2011
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18:44
Hier je faisais mes longueurs tranquillement à la piscine.
Tranquillement, c’est un grand mot. En Allemagne où tout est si bien organisé, il y a en général des lignes d’eau selon la
vitesse à laquelle on va, et il faut tenir sa droite à l’aller et au retour. Ca semble un peu militaire, mais ça marche.
Mais pas dans cette piscine habituellement bondée de retraités aux styles très amusants, surtout vu d’en dessous avec des
lunettes de natation. D’ailleurs ça me distrait quand je trouve le temps long.
Hier donc, m’arrive dessus un type qui nage sur le dos, à 45 degrés par rapport à une certaine grille du fond que je prends
pour repère vu que les traits noirs sont déjà bondés. Habituée aux papis et mamies lents et zigzagueurs, poliment je l’évite et je continue.
Là où ça se corse, c’est que quand je le croise de nouveau, sur le ventre cette fois, le type m’arrête et m’engueule parce
que mon pied lui est soi-disant passé à 5 cm de la figure. Je suis tellement interloquée que j’en reste sans voix. Il m’enguirlande de plus belle en me disant que sa ligne à lui, c’est la 2 et
que je dois lui laisser le passage. On repart, et le plus comique c’est qu’au retour il se ramène sur moi qui suis toujours ma grille, en diagonale entre la 2 et la 3. Cette fois c’est moi qui
l’engueule. Facile en allemand, sans s’énerver beaucoup, ça fait tout de suite beaucoup d’effet ! Mais il n’en démord pas.
Il repart et là je m’aperçois qu’il nage sur le dos… les yeux fermés !!!
C’est comme ça ici.
Le plus souvent, par précaution on fait d’abord la morale à son voisin et on réfléchit après.
Par Anne Delacharlerie
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Publié dans : Allemagne
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